Tout le monde a apprécié et recommandé ce film
Film « Au fil de l’eau, de l’insouciance à la désobéissance », Georges Tillard / Hikari /2024 / 52′ / Français
Toutes celles et ceux qui sont venus voir ce film l’ont apprécié et même recommandé de le pousser à être vu par un maximum de personnes, agriculteurs et élus en particulier.
Le programme était tellement chargé dans le Diois ce samedi 17 octobre (Journée de l’alimentation, salon d’automne, manifestation, réunion des cafés associatifs…) que nous n’avons pas eu beaucoup de monde à cette projection.
Nous avons ainsi suggéré à Ecologie au Quotidien d’organiser une autre séance à Die et ce sera la cas le dimanche 29 novembre à 18h à l’ESCDD, place de l’Evêché. Nous espérons pouvoir compter sur la présence d’élus et/ou personnes en lien avec l’eau, l’agriculture, l’alimentation du Diois.
Quelques paroles formulées lors de la discussion du 17 octobre :
On se sent impuissant face à un système qui privilégie la création de valeur financière à partir de tout. Toute l’agriculture (et toute notre économie) est encore pensée / fait comme si nos ressources étaient infinies !
Intéressant, important aussi de penser les sujets eau, agriculture, aménagements à l’échelle des bassins versants.
Présentation de l’initiative à Rennes de créer une marque «Terres de Source » (pour reconnaître les acteurs agricoles et alimentaires qui oeuvrent pour garantir une bonne qualité de l’eau) vue par certains comme trop « marketing » mais ça aide clairement à mieux rémunérer les pratiques « responsables » sur tout un territoire. Quand on retrouve des pesticides dans 99% des sources en France on peut saluer aussi la valeur non-délocalisable que ça créé dans le territoire.
Ravis d’avoir revu dans ce film des personnes que nous avons déjà invitées à St-Julien ou à Die (Samuel Bonvoisin, Charlène Descollonges) ou vu intervenir dans d’autres films ou conférences (Marc-André Sélosse…). Ca permet de revoir des concepts sous d’autres angles et nous fait monter en compréhension.
L’enseignement de ces sujets est encore largement sur des pratiques « intensives » mais précisions aussi que la Chambre d’Agriculture de la Drôme organise (et finance) des formations à l’hydrologie régénérative. Retenir l’eau dans les sols est bien une priorité pour les formations et accompagnements coordonnés par la CCD. Cf. Article que nous avions fait fin 2025 à ce sujet (bientôt certainement des nouvelles plus fraîches de ce que ça permet dans le Diois…) ICI.
Questions des spectateurs sur l’eau dans la vallée de Quint (réponses de la 2ème adjointe de St-Julien et d’une conseillère municipale) sur :
- la qualité de l’eau : rappel d’un contrôle inopiné mensuel. La qualité est bonne et quand il y a besoin (après de grosses pluies), on nous dit quel traitement et quelle quantité mettre exactement.
- l’assainissement : la commune va s’occuper du village. Gros sujet que l’assainissement des hameaux plus isolés. Rappel par Codyter de solutions « low tech » qui pourraient être expérimentées par la CCD (et qui devraient être présentées à Die lors des Rencontres de Die et de la Biovallée : du 28 au 31/01/2027).
Quelques points retenus par les unes ou les autres :
- +1°C pour notre climat et +7% d’eau qui se stocke dans les nuages et donc ça donne des plus grosses pluies.
- Inondations et sécheresses sont les 2 versants d’une même pièce
- L’hydrologie régénérative a pour triptyique : Eau, Arbres et Sols.
- Ce sont les plantes, du genre « ronces » qui permettent la circulation de l’eau entre les arbres et les champs (« laissez les vivre SVP ! »).
Samedi 28 novembre, 17h
Film « Être(s) vivants – interroger nos liens », Hélène Pineau et Valérie Bonniol / 2023 / Terres Nourricières /45’/ Français
Salle communale, Saint-Julien-en-Quint
Nos éleveurs façonnent particulièrement nos paysages de la vallée de Quint. On démarre le film sur les enjeux actuels de l’élevage à 17h puis on en discute dans une ambiance chaleureuse autour d’une buvette en présence de quelques éleveurs locaux.
Synopsis
Ce film retrace les réflexions d’un groupe d’éleveurs et d’éleveuses et de bergers et bergères qui exercent leur métier avec conviction mais ressentent comme une gêne, un caillou dans la chaussure. Les protagonistes ont échangé entre eux, avec d’autres éleveurs et avec d’autres professionnels accompagnés par le Civam Empreinte.
Pourquoi exercer cette activité souvent mal connue, parfois décriée, qui implique des gestes loin d’être anodins au contact de la vie, de la mort, et des humeurs des corps animaux ? Comment répondre aux attentes parfois contradictoires de la société : maintenir des paysages, assurer le bien-être des animaux, la qualité des produits, respecter les multiples réglementations ?
Et comment répondre à leurs propres attentes, à leur vision du métier, de leur vie, de leur place dans le monde ?
L’avis du comité de sélection
Ce documentaire propose une immersion dans le quotidien d’éleveurs, éleveuses et bergers de France. Sont abordées leurs interrogations, leurs rapports au vivant et la place qu’ils et elles occupent dans le système agricole actuel. Le film porte un sujet central : le rapport aux animaux et à la mise à mort au sein des élevages. Il traite donc d’un sujet peu traité, qui fait écho l’année du pastoralisme et permet de déconstruire certains stéréotypes autour de l’élevage et de montrer les logiques d’acteurs sur le territoire français. Une approche sensible et intimiste dans leur quotidien à travers de très belles images.
Convient à tous les publics et pour les scolaires à partir du lycée.
Les réalisatrices
Hélène Pineau et Valérie Bonniol sont deux réalisatrices membres de l’association Terre Nourricière. Elles collaborent depuis 2011 à la réalisation de films donnant la parole aux éleveurs, éleveuses, agriculteurs et agricultrices, en France comme en Afrique, avec une attention particulière portée aux liens entre activités agricoles, territoires et environnement.
Site du film : https://www.etresvivants-lefilm.org/.
Festival ALIMENTERRE 2026, une 20ème édition très riche !
L’ONU a proclamé 2026 comme « Année Internationale des Agricultrices ».
Cette année vise à mettre en avant le rôle essentiel des femmes dans les systèmes alimentaires, en assurant la subsistance des familles, des communautés et des économies. Dans des chaines de valeurs agroalimentaires où persistent de fortes inégalités de genre, l’AIG contribue à l’évolution vers des systèmes plus équitables, plus inclusifs et durables pour toutes et tous.
2026 a également été proclamée par l’ONU « Année Internationale des Parcours et des Éleveurs pastoraux » (AIPE 2026-7). Cette célébration vise à apporter une meilleure reconnaissance des métiers et des modes d’élevages et à promouvoir des politiques garantissant l’accès à la terre et aux ressources, une gouvernance inclusive, les moyens de subsistance des éleveurs et éleveuses.
Le festival ALIMENTERRE ouvre de nouveaux débats en 2026 :
− La place des femmes dans l’agriculture dans différents pays : comment les femmes sont-elles reconnues pour leur travail dans la production et la transformation agricole ? comment s’organisent-elles pour porter leur voix dans des systèmes à dominante patriarcale ?
− L’accaparement des terres par l’agro-industrie : quels recours juridiques possibles pour les communautés victimes d’expropriation ?
− L’impact des pesticides sur la perte de biodiversité : comment l’agro-chimie a-t-elle tué les insectes ? Et comment cela influe notre alimentation ?
− L’eau : quels conflits d’usage autour de cette ressource vitale ? quelle gestion de l’eau ?
− L’élevage : quelle relation entre humain et animal dans l’élevage ? et comment répondre aux attentes parfois contradictoires de la société, tout en prenant soin du vivant ?
− La pêche : quels sont les enjeux systémiques autour des ressources halieutiques ? quelle gouvernance et quelle gestion de la pêche ?
− Les solutions locales pour une alimentation plus durable dans les Outre-Mer : comment les territoires ultra-marins se montrent-ils résilients face aux différents enjeux de souveraineté alimentaire auxquels ils sont confrontés ? quelles alternatives à la dépendance aux importations ?
− Le rôle sociétal de la restauration commerciale pour des modèles plus durables : en quoi le secteur de la restauration peut-il être un levier de transformation sociétale ?
− La filière du cacao au Ghana : quels sont les mécanismes et les origines de cette économie nationale dépendante de la monoculture et de l’exportation du cacao ? quelles sont les alternatives possibles pour les producteurs, les transformateurs et les consommateurs ?
− Le métier de paludier… décliné au féminin : quelle est la place donnée aux femmes pour pratiquer des métiers traditionnellement réservés aux hommes ? Quelles sont les discriminations de genre rencontrées dans les filières agricoles ?
PARTENARIAT AVEC LA PLATEFORME VIDÉO ECO-RESPONSABLE : LOWKA
Pour la troisième année consécutive, le CFSI s’associe à la plateforme Lowka, un lecteur vidéo éco‑responsable, pour le festival ALIMENTERRE. Le recours à Lowka permet de franchir de véritables étapes en matière d’éco‑responsabilité et de réduction de l’empreinte carbone. Le streaming vidéo représente aujourd’hui près de 80 % du trafic et de la consommation d’Internet, et constitue donc une source majeure d’émissions carbone — un enjeu essentiel pour nous. Lowka, en tant que lecteur et hébergeur de vidéos, est éco‑conçu : chaque fonctionnalité vise à rendre le visionnage plus sobre en ressources. La plateforme s’appuie sur un hébergement local en France, propose une adaptation fine de la résolution selon l’usage, permet une écoute en audio seul, et affiche en temps réel la consommation énergétique du streaming directement sur le lecteur. C’est donc sur Lowka que vous pourrez visionner les films ou les télécharger pour vos séances. Pour en savoir plus sur la plateforme c’est ici : lowka-fr.com
Codyter a choisi 2 films.
Au Fil de l’eau, de l’insouciance à la désobéissance sera rediffusé par Ecologie au Quotidien à l’ESCDD le dimanche 29/11 à 18h.
2 autres films sont programmés pas loin :
Pour le film « Ebullition » il y a une projection à l‘ESCDD de Die vendredi 30/10 à 19h et à le 25/11 à Lans-en-Vercors à 18h, cinéma Le Clap
Séances pour le film « Femmes des Terres » le 19/10 à 20h30 à Crest, Le Pestel en présence d’AgribioDrôme et le 23/10 à 18h30 à Valence, Grand Chalet
Retrouvez tout le programme et les séances ICI




